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C'est naze d'écrire nase

En fait, les deux orthographes, nase ou naze, sont possibles. Le mot ne vient pas, comme on le croit souvent, de nez (naseau) mais de nasi qui, dans l'argot du milieu, est un autre nom pour la syphilis (1928) ! Une forme nazi est attestée en 1878 pour désigner une maladie vénérienne. 
On soupçonne nazi d'être une forme altérée de laziloffe (1836, Vidocq), composée de loffe (mauvais, faux) et de lazi, formation largonji (*) de nase (morve en wallon), lui-même emprunté à l'allemand Nase (nez). Comme on s'y retrouve !!!


(*) Le largonji est ce qu'on appelle un argot à clé dont le nom explique le procédé : jargon donne largon suffixé en ji. La première lettre, si elle est une consonne, est remplacée par un l, et l'initiale se déplace en finale pour servir de base à un suffixe (ji pour j, bé pour b, etc.).



À qui la faute ?

À qui la faute ? est une formulation interrogative qui, correcte, induirait une réponse qui serait fautive ! car c'est la faute à ne se dit pas... mais se chante :
« Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau »
Gavroche (Les Misérables, Victor Hugo)


Il existe — hélas ! — d'autres expressions qui reprennent cette tournure familière (C'est la faute à personne ou C'est la faute à pas de chance). À éviter, donc.
Tout comme C'est la faute de, guère plus recommandable.

Alors, que convient-il de dire ?
Le débat fait rage, faut-il écrire C'est ma faute ou C'est de ma faute ? (si l'on est assez honnête pour se dénoncer). D'aucuns diront que les deux constructions sont possibles privilégiant l'absence de préposition pour un langage plus soutenu.
Vu plus haut, avec un complément, faute est suivi de la préposition de.


À noter cependant qu'introduit par un déterminant possessif, faute est suivi de la préposition à pour renforcer ce possessif devant un nom ou un pronom :
  • Est-ce ma faute à moi si je ne résiste pas à l'envie de t'embrasser ?
  • C'est pas sa faute, au chien, s'il bave partout.