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Il me semble que je dois écrire à l'indicatif

Il semble que requiert forcément le subjonctif, qui est le mode du doute, de l'incertitude.


Mais attention, ne pas confondre avec il me semble que qui est suivi de l'indicatif.


  • Il semble qu'il faille couper les cheveux en quatre dans le sens de la longueur.
  • Il me semble qu'il faut mettre du beurre dans les épinards.
  • Il semble que le chien perde ses poils.
  • Il me semble que le chien a des puces.

CE QU'IL FAUT RETENIR
  • Il semble que + subjonctif
  • Il me semble que + indicatif


Exceptionnellement (il en fallait bien une...), si il semble que a le sens de « il est certain que , on met l'indicatif : « il semble qu'il est en vie » (Molière, Dom Juan, III, 6).
Sources : Dictionnaire des difficultés de la langue française



Mettons-nous d'accord : s'en prendre à

S'en prendre à est une locution verbale signifiant attaquer quelqu'un (ou quelque chose) en l'accusant. Évidemment, c'est nettement moins glamour que de se prendre à quelqu'un qui veut dire s'attacher à cette personne....


La construction de cette locution est assez bizarre, associant deux pronoms, se et en, sans réelle fonction syntaxique (autrement dit, ils ne renvoient à rien). Ce qui fait que s'en prendre à se comporte comme un verbe pronominal, avec accord en genre et en nombre du participe passé pris.
  • Ses voisines s'en sont prises à Mamie parce que son chat a mangé leur canari.

    Habiter Paris ou habiter à Paris ?

    Que doit-on dire ? « J'habite Paris » ou « j'habite à Paris » ?    Y a-t-il une formule correcte et l'autre fautive ? Ou ont-elles chacune un emploi spécifique ? 

    Georges Perec propose une interprétation possible du verbe habiter dans un emploi intransitif (un verbe intransitif est un verbe qui n'a pas de complément d'objet direct ou indirect et ne s'emploie qu'avec des compléments circonstanciels) : 

    Habiter un lieu

    Habiter une chambre, qu’est-ce que c’est ?
    Habiter un lieu, est-ce se l’approprier ?
    Qu’est-ce que s’approprier un lieu ?
    A partir de quand un lieu devient-il vraiment vôtre ?
    Est-ce quand on a mis à tremper ses trois paires de chaussettes
    dans une bassine de matière plastique rose ?
    Est-ce quand on s’est fait réchauffer des spaghettis
    au-dessus d’un camping-gaz ?
    Est-ce quand on a utilisé tous les cintres dépareillés de l’armoire-penderie ?
    Est-ce quand on a punaisé au mur une vieille carte postale
    représentant le Songe de sainte Ursule de Carpaccio ?
    Est-ce quand on y a éprouvé les affres de l’attente,
    ou les exaltations de la passion,
    ou les tourments de la rage de dents ?
    Est-ce quand on tendu les fenêtres de rideaux à sa convenance,
    et posé les papiers peints, et poncé les parquets ?


    D'aucuns prétendent prétendent encore que habiter à Paris ne signifie rien d'autre qu'être parisien/ne (signification factuelle), tandis que habiter Paris implique un lien émotionnel avec sa ville : j'habite Paris exprime implicitement mon amour et ma fierté pour ma ville.
    Cependant une précision s'impose : habiter un lieu signifie « se trouver dans »« se tenir habituellement », et habiter à  « demeurer », « résider », « rester », « séjourner ».

    S'avérer faux ou s'avérer vrai ?

    Aucune de ces deux formulations n'est correcte ! 
    S'avérer vrai est un pléonasme, puisque s'avérer ne signifie rien d'autre que « se révéler vrai  ». On dira donc :
    • « Mes déductions se sont avérées, c'est bien le Colonel Moutarde qui, dans la bibliothèque, a assassiné Mlle Rose avec le chandelier. »
    Par extension, s'avérer peut s'employer avec un attribut du sujet (adjectif, substantif, ou expression à valeur adjectivale) :
    • « Ce banc s'avère peu solide. » s'exclame-t-on fort à propos, assis par terre parmi les débris.
    • Cette femme s'avère une calamité aux fourneaux. 
    • Ses propos s'avèrent de la pire hypocrisie. 
    Ou encore avec un infinitif se rapportant au sujet :
    • Mon chien s'avère aimer courir après le facteur.