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Pléonasme et battologie

Si le pléonasme est une figure grammaticale jouant de la surabondance de termes pour plus d'expressivité :
  • « Je vous dis que j'ai vu de mes yeux un crime si hardi... Je l'ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu, ce qui s'appelle vu » (Tartuffe, acte V scène 7Molière)




Il est souvent une faute de style, du fait de la redondance, de mots inutiles et donc à manier avec précaution.
« Si on prend le terme de pléonasme dans le second sens de superfluité, c'est un véritable défaut qui tend à la battologie », Deauzée

Battologie ? Répétition inutile ; de Battos, nom d'un roi de Cyrène qui était bègue.



Taux d'alcoolémie, c'est trop d'alcoolémie !

L'alcoolémie est le taux d'alcool présent dans le sens : un taux d'alcoolémie est donc une tournure pléonastique. 



S'avérer faux ou s'avérer vrai ?

Aucune de ces deux formulations n'est correcte ! 
S'avérer vrai est un pléonasme, puisque s'avérer ne signifie rien d'autre que « se révéler vrai  ». On dira donc :
  • « Mes déductions se sont avérées, c'est bien le Colonel Moutarde qui, dans la bibliothèque, a assassiné Mlle Rose avec le chandelier. »
Par extension, s'avérer peut s'employer avec un attribut du sujet (adjectif, substantif, ou expression à valeur adjectivale) :
  • « Ce banc s'avère peu solide. » s'exclame-t-on fort à propos, assis par terre parmi les débris.
  • Cette femme s'avère une calamité aux fourneaux. 
  • Ses propos s'avèrent de la pire hypocrisie. 
Ou encore avec un infinitif se rapportant au sujet :
  • Mon chien s'avère aimer courir après le facteur.